dimanche 1 mai 2011

Être discrètement difficile


Je me lève tous les matins en pensant à l'art. Je me suis réveillée dans un petit bed and breakfast à Toronto le week-end dernier dans l'unique but avoué de visiter les musées:

La rétrospective de l'oeuvre de Peterson Ewen à la Art Gallery of Ontario m'a laissé sans voix. Côtoyant l'émouvante exposition des carnets et plaques de cuivres de Betty Goodwin, Inspiration et influence nous rapelle comment une oeuvre est issue de la complexité des sentiments et de la mémoire de son auteur.

Paterson Ewen a jeté un pont entre la peinture et la sculpture. Il a vécu une vie à la fois sombre et extraordinaire: un anglophone sous l'aile des signataires du Refus Global, qui épousa la merveilleuse Françoise Sullivan. Un homme géant et fragile, atteint de maniaco-dépression et d'alcoolisme, amoureux de la météo et de la géologie. Vous trouverez plus bas un documentaire offert par l'ONF où Peterson Ewen et compagnie cassent la baraque.



Voici un petit bout d'une oeuvre en cours, un teaser. Je travaille présentement à des travaux qui quittent doucement la peinture pour aller vers la matière plus tactile et textile. Une première oeuvre de cette série présentée en juillet, à la galerie Espace. Je vous en reparlerai. D'ici-là, chérissons la beauté des contradictions humaines, soyons humbles et n'ayons pas peur d'être seuls, vulnérables et mélancoliques. N'ayons pas peur d'être dérangeants, différents, difficiles et compliqués.